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Borys David

(OUEST)

Décrivez vos antécédents et votre expérience dans l’industrie, et expliquez comment ils vous aideront à  contribuer au conseil d’administration de la SOCAN?

J’ai l’immense bonheur de travailler dans l’industrie de la musique depuis vingt ans. Pendant les dix premières années, j’étais membre d’un groupe de tournée, et depuis dix ans je travaille comme auteur-compositeur professionnel. Je suis également enseignant et historien du Canada. Mon parcours musical m’a permis d’aider les auteurs-compositeurs dans leurs négociations d’édition, d’être gérant de tournée, d’aider à organiser des camps de création et d’être un activiste engagé et un défenseur de la communauté des auteurs-compositeurs. Je suis très fier d’avoir travaillé avec CreatiVets, une organisation qui utilise l’écriture de chansons pour aider les vétérans à surmonter le syndrome de stress post-traumatique. Parmi mes succès musicaux, citons les nominations de la BC Country Music Association et de la Canadian Country Music Association pour le prix de l’Auteur-compositeur de l’année, le « hit » du Top 10 « Whiskey in Colorado » de Tony Stevens, une chanson sur l’album rock « Vices » de JJ Wilde qui est en nomination aux JUNOs 2025, ainsi que la coécriture de plus d’une centaine de chansons publiées. En tant qu’historien, je suis un auteur publié qui a écrit et parlé de l’histoire de la culture et de la musique canadiennes dans les salles de classe, les forums publics, des balados populaires, à la CBC, ainsi que dans de nombreuses publications. Je suis également le fondateur et le coanimateur du balado sur l’écriture de chansons Everybody Sucks, et du balado sur l’histoire populaire Curious Canadian History. Ma vaste expertise en tant qu’historien, enseignant et auteur-compositeur m’a donné une perspective unique sur l’industrie, sa forme historique, mais aussi des idées sur la direction qu’elle doit prendre pour son futur. Je suis un orateur public expérimenté et j’ai donné des conférences en tant qu’instructeur universitaire sur des sujets liés à la culture canadienne et je me suis exprimé sur de nombreuses plateformes médiatiques. C’est pourquoi je suis à l’aise pour discuter et défendre les questions liées à la musique peu importe l’environnement. Je souhaite sincèrement mettre à profit ma passion pour la défense des droits des créateurs et utiliser mes diverses compétences pour travailler pour tous les membres de la SOCAN.  

À votre avis, quelles seront les questions les plus importantes pour les membres de la SOCAN au cours des trois prochaines années ?

Les membres de la SOCAN seront confrontés à deux problèmes urgents et fondamentaux au cours des trois prochaines années. La première consiste à manœuvrer dans les règles et les réglementations relatives à l’utilisation de l’IA dans la création et la distribution de la musique. Il est impératif que la SOCAN travaille avec le gouvernement canadien et les organisations partenaires pour favoriser et créer un paysage musical qui protège les auteurs-compositeurs/éditeurs/interprètes contre l’utilisation de l’IA pour porter atteinte à leur propriété intellectuelle. Dans le même temps, nous devons faire face au fait que l’IA va faire partie du paysage musical et la SOCAN est en position de force pour assurer la mise en place de protections, mais aussi pour éduquer et aider à tracer une voie où il est possible de coexister avec cette nouvelle technologie.  

Le deuxième problème est la lutte pour les redevances provenant des services de diffusion en continu. Des données récentes montrent qu’un million de diffusions en continu d’une chanson sur Spotify rapporte 460 $. C’est tout simplement inacceptable. Si de grands progrès ont été accomplis ces dernières années, il est clair que le combat ne fait que commencer. Des organisations comme la SOCAN doivent continuer à monter au front tout en s’assurant que nos membres bénéficient d’opportunités de formation élargies afin de mieux comprendre leurs droits dans ce paysage complexe.