Décrivez vos antécédents et votre expérience dans l’industrie, et expliquez comment ils vous aideront à contribuer au conseil d’administration de la SOCAN?
Je suis actif dans le domaine de l’édition musicale depuis plus de 40 ans, notamment à la tête des éditions pour Nettwerk Music Group, et j’ai travaillé avec des artistes comme Sarah McLachlan et Sinead O’Connor. Je suis auteur et interprète (avec le Vancouver Philharmonic Orchestra), ainsi qu’éditeur, et je crois avoir une bonne compréhension de la création musicale et de l’édition. Mon expérience me permet de collaborer efficacement avec le Conseil d’administration et la direction de la SOCAN afin d’élaborer des stratégies qui aideront la SOCAN à être une organisation de premier plan offrant une reddition de comptes exemplaire à ses membres, tout en trouvant des moyens de permettre aux maisons d’édition et aux créateurs et créatrices de prospérer — que ce soit par une perception et une reconnaissance internationales solides des revenus, par une législation « à l’épreuve de l’IA » ou encore par la formation. Je me passionne pour la création et les créateurs et créatrices et l’édition, et je considère la SOCAN comme un acteur clé pour assurer l’épanouissement de cet écosystème musical.
À votre avis, quelles seront les questions les plus importantes pour les membres de la SOCAN au cours des trois prochaines années ?
Sans aucun doute, la meilleure façon de gérer l’IA à mesure qu’elle envahit l’univers musical sera déterminante pour protéger les créateurs et créatrices, leurs chansons et les maisons d’édition. La SOCAN peut être à l’avant-garde en proposant des stratégies solides à cet égard. Au-delà de cet enjeu, il est également crucial que les taux numériques versés pour les chansons par les fournisseurs de services numériques (Spotify, Apple, Amazon — principales sources de consommation de musique) continuent de s’améliorer pour les créateurs et créatrices et les maisons d’édition. Enfin, assurer une perception fluide et efficace des revenus des auteurs et des maisons d’édition provenant des États-Unis et des territoires internationaux demeure un enjeu absolument central pour les ayants droit au Canada. Si ces éléments sont bien gérés, ils permettront aux créateurs et créatrices canadien·ne·s ainsi qu’aux maisons d’édition de musique du pays de demeurer forts et résilients pour les années à venir.

