Décrivez vos antécédents et votre expérience dans l’industrie, et expliquez comment ils vous aideront à contribuer au conseil d’administration de la SOCAN?
Avec plus de 25 ans d’expérience dans l’industrie musicale canadienne, j’ai tracé ma propre voie, défendant les artistes et les producteurs tout en repoussant les limites pour créer des opportunités là où il n’y en avait pas. Ma passion pour la musique et mon incapacité à accepter le mot « non » ont renforcé mon affinité pour la défense des marginalisés, que ce soit sur scène ou dans les coulisses.
Aujourd’hui, je dirige ArtHaus, un incubateur créatif qui comprend un label indépendant, un éditeur de musique, une société de gestion et un organisme éducatif à but non lucratif. Sous ma direction, les artistes ont cumulé plus d’un milliard de diffusions en continu et reçu plus de 50 nominations aux JUNOs, aux Canadian Sync Awards, aux CFMA, aux ECMA et aux prix Écrans canadiens. Par l’intermédiaire de l’association ArtHaus Community, nous fournissons des programmes éducatifs accessibles en partenariat avec des organisations telles que Live Nation, l’Allée des célébrités canadiennes, RBC et le Fonds Unison.
Au-delà d’ArtHaus, je siège au conseil d’administration de FACTOR et de CIMA, tout en soutenant des initiatives créatives locales à travers le pays. Mes contributions ont été reconnues par le CIMA Brian Chater Award en 2018, le prix MMF Honour Roll Award en 2019 et sur la liste Women in Music de Billboard Canada en 2024.
Ces expériences me donnent une perspective équilibrée que je compte apporter au Conseil de la SOCAN. J’ai siégé de tous les côtés de la table – en défendant les artistes, en gérant une entreprise et en mettant en œuvre des pratiques équitables dans l’industrie – et j’ai toujours gardé en tête ce qui est en jeu pour toutes les parties impliquées. Je suis la porte-étendard de la SOCAN depuis longtemps et j’ai même convaincu Doc McKinney, producteur pour The Weeknd, de revenir à la SOCAN après des années chez une autre ODE. Ayant créé et dirigé une entreprise dans une industrie en constante évolution, je comprends les défis qui nous attendent. J’ai bénéficié du travail de la SOCAN et je suis impatiente de contribuer à la poursuite de sa croissance et de son succès.
À votre avis, quelles seront les questions les plus importantes pour les membres de la SOCAN au cours des trois prochaines années ?
- Marché international concurrentiel : L’augmentation du nombre de sociétés financées par des fonds privés qui attirent les membres par la perception de redevances et d’avances massives se poursuit. Cependant, ces sociétés ont récemment commencé à cibler activement les artistes indépendants à succès et les ayants droit de catalogue qui ont longtemps compté sur la SOCAN pour la représentation de leurs droits, ce qui a créé plus d’options que jamais auparavant. S’il ne fait aucun doute que la SOCAN est mieux équipée pour servir les artistes et les ayants droit que bon nombre de ces concurrents, le maintien de cette position nécessitera une véritable stratégie et de l’innovation pour communiquer efficacement la valeur de la SOCAN à ses membres.
- Projet de loi C-11 : Finalisée en 2023, cette législation a introduit de nouvelles règles du jeu pour l’industrie de la musique canadienne et ces règles continuent d’évoluer et sont contestées devant les tribunaux. Quelle que soit l’issue, la SOCAN doit suivre de près son impact, de la distribution des droits d’auteur canadiens aux redevances qu’ils génèrent. Il sera essentiel de trouver un équilibre entre la défense des intérêts et le lobbying au plus haut niveau tout en éduquant les dirigeants et les membres de la SOCAN sur ces changements.
- Intelligence artificielle (IA) : L’IA bouleverse déjà les normes industrielles en matière de propriété intellectuelle, de droits d’auteur, de dérivation et de propriété — ce qui soulève des questions urgentes visant à savoir qui détient les droits lorsqu’une chanson générée par l’IA a du succès. Les membres de la SOCAN sont autant des puristes anti-IA que des futuristes pro-IA, ce qui signifie que l’organisation doit trouver des moyens d’apporter de la valeur et des conseils sans égard aux perspectives individuelles sur cette technologie en évolution rapide et perturbatrice.

