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Rowley John

(EST)

Décrivez vos antécédents et votre expérience dans l’industrie, et expliquez comment ils vous aideront à  contribuer au conseil d’administration de la SOCAN?

Je suis auteur-compositeur, artiste, compositeur à l’image et superviseur musical. J’occupe actuellement le poste de président de la Guilde des compositeurs canadiens de musique à l’image (SCGC). Je suis également membre fondateur de la Guild of Music Supervisors Canada.

Après des études en droit et mon admission au Barreau de l’Ontario en 2001, j’ai choisi de poursuivre mon rêve de bâtir une carrière dans les industries canadiennes de la musique et de l’audiovisuel. J’ai d’abord exercé comme auteur-compositeur, artiste et producteur. Mon parcours comprend également une expérience au sein de maisons de disques et de maisons d’édition musicales indépendantes canadiennes.

J’ai fondé mon entreprise de supervision musicale et de composition en 2004 et, depuis, j’ai composé ou supervisé la musique de plus de 100 épisodes de séries télévisées, de longs métrages et de téléfilms, recevant plusieurs nominations aux Prix Écrans canadiens pour mon travail de composition et plusieurs nominations aux Canadian Sync Awards pour mon travail de supervision. J’ai également obtenu de nombreux placements de chansons dans des projets de cinéma, de télévision et de publicité.

J’ai enseigné aux compositeurs émergents en audiovisuel au Sheridan College les aspects commerciaux de l’industrie de la musique et j’ai été collaborateur régulier à la résidence musicale Slaight du Canadian Film Centre, où j’ai offert aux participants des éclairages sur les ententes des compositeurs, les droits musicaux, les redevances et les enjeux syndicaux.

À titre de défenseur engagé des créateurs et créatrices de musique du Canada, j’ai été étroitement impliqué dans les processus réglementaires en cours visant à mettre en œuvre la version révisée de la Loi sur la radiodiffusion, en contribuant aux mémoires conjoints du groupe ACCORD et en comparaissant aux audiences publiques devant le Conseil au nom de la SCGC. J’ai également participé à la rédaction de mémoires soumis au gouvernement du Canada sur le droit d’auteur et les politiques liées à l’IA générative.

Je siège actuellement au conseil d’administration de la Coalition pour la diversité des expressions culturelles (CDEC), où je contribue régulièrement à l’élaboration de politiques à titre de membre de ses comités sur le droit d’auteur et l’intelligence artificielle.

Je crois que mon expérience me place en excellente position pour contribuer positivement à la gouvernance et à l’orientation de la SOCAN, au bénéfice de l’ensemble des membres.

À votre avis, quelles seront les questions les plus importantes pour les membres de la SOCAN au cours des trois prochaines années ?

Les créateurs de musique et leurs sociétés de gestion collective évoluent dans un environnement en transformation rapide. À mesure que surgissent menaces et occasions, la SOCAN doit continuer de défendre les principes qui sous-tendent les droits et la rémunération des créateurs, ainsi que l’intégrité des cadres internationaux.

La SOCAN devrait viser le plus haut niveau de transparence et de reddition de comptes dans ses répartitions de redevances et faire preuve de leadership afin que des normes équivalentes soient adoptées à l’échelle internationale. Elle devrait également poursuivre l’élargissement de ses licences de droit de reproduction auprès des radiodiffuseurs traditionnels et en ligne qui sont au service des Canadiens.

En ce qui concerne l’IA générative, la SOCAN doit continuer de faire valoir auprès du gouvernement que les droits des créateurs qu’elle représente doivent être respectés par les plateformes musicales d’IA, en défendant les principes de reconnaissance, de consentement et de rémunération ; des solutions d’octroi de licences collectives ; le respect du droit d’auteur canadien ; la transparence ; et, surtout, une rémunération juste et équitable pour les auteurs de musique qui consentent à l’utilisation de leurs œuvres par des plateformes d’IA.

Parallèlement, la SOCAN doit veiller à ce que les redevances de diffusion en continu soient non seulement équitables, mais aussi à ce que les revenus légitimes des créateurs humains provenant de ces plateformes ne soient ni dilués ni détournés par l’afflux croissant d’extrants issus exclusivement de l’IA générative. Cela exigera que la SOCAN et ses partenaires internationaux trouvent ou développent de nouvelles solutions afin d’assurer l’intégrité des déclarations d’œuvres.