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Slean Sarah

(EST)

Décrivez vos antécédents et votre expérience dans l’industrie, et expliquez comment ils vous aideront à  contribuer au conseil d’administration de la SOCAN?

Forte de 30 ans d’expérience dans le milieu de la musique et décrite comme « l’une des artistes les plus captivantes que le Canada ait à offrir » (Time), Sarah Slean est une autrice-compositrice nommée à quatre reprises aux JUNOs, une compositrice lauréate d’un prix Écrans canadiens et une interprète nommée à deux reprises aux prix Gemini. Signée chez Atlantic/Warner à la fin des années 1990, elle a depuis lancé 11 albums dans plus de 10 pays et elle s’est produite avec presque tous les grands orchestres au Canada et a tourné en Europe, aux États-Unis et en Scandinavie. Elle a notamment assuré la première partie d’artistes tels que Rufus Wainwright, Alanis Morissette, Andrew Bird, Feist, Ariane Moffatt et Bryan Ferry, en plus d’offrir une prestation remarquée lors du tout premier TED Global à Édimbourg. Parmi ses commandes récentes figurent celles de l’Orchestre du Centre national des Arts, du Festival de Stratford, d’Against the Grain Theatre, de l’Iris Trio, des Elora Singers et du Hannaford Brass.

J’apporte la perspective d’une artiste aux multiples facettes qui a également passé une décennie à naviguer dans l’industrie en tant qu’artiste autogérée, auto-éditée et propriétaire de mes bandes maîtresses. Je travaille et entretiens des collaborations fructueuses à travers les genres et les disciplines. Mon répertoire à la SOCAN comprend des chansons, des cocréations, des trames sonores de film, des compositions classiques, des œuvres commandées pour la danse, des synchronisations télévisuelles et de la musique pour le théâtre. Je crois que rassembler ces différentes communautés sera absolument essentiel pour assurer la viabilité des arts au Canada. La SOCAN devrait être le symbole de cette unité et sa plus fervente protectrice. Outre mon expérience de toute une vie comme artiste créative, j’ai siégé à des conseils d’administration (SOCAN, FACTOR, MROC), j’ai été mentore et enseignante (Université York, Université de Toronto), et j’ai obtenu le certificat en droit du divertissement de l’Université York. Je souhaite vivement continuer à contribuer à la pérennité de la culture canadienne en effectuant un nouveau mandat au sein de la SOCAN. Plus important encore, je ne suis liée à aucune maison de disques ni à une grande entreprise : je parle au nom des créateurs indépendants, qui sont trop souvent exclus des discussions à enjeux élevés de l’industrie de la musique.

 

À votre avis, quelles seront les questions les plus importantes pour les membres de la SOCAN au cours des trois prochaines années ?

Je crois que l’enjeu le plus crucial pour les membres de la SOCAN est l’IA, incluant la modernisation de la législation afin qu’elle reflète le paysage technologique actuel, et le maintien d’un front commun avec toutes les parties prenantes pertinentes pour contrer l’érosion du droit d’auteur. J’ai été témoin, en temps réel, de l’impact vertigineux de la révolution numérique, tant des nouvelles possibilités qu’elle a ouvertes que de l’affaiblissement considérable des droits de propriété intellectuelle et de la traçabilité des flux de redevances générés par ces droits. Dans un espace numérique de plus en plus complexe, les métadonnées et les systèmes de déclaration traçables sont plus essentiels que jamais. En tant qu’artiste ayant pu bâtir une carrière viable grâce à ma propre propriété intellectuelle, je tiens profondément à ce que les prochaines générations d’artistes canadiens puissent en faire autant.